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 Cruelle routine. - Pv Taylor

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June Drayton



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.pseudo: DREAM
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MessageSujet: Cruelle routine. - Pv Taylor   Jeu 30 Avr - 20:20




    Il est préférable d'être ailleurs lorsque autre part n'est plus ici...

    Et encore une matinée. Encore une matinée où j'allais jouer la grande désespérée en manque d'amour, allongée sur mon lit et rêvant à des vies meilleures, accessoirement accompagnée d'un livre et d'une grande tasse de thé. J'avais répété le même schéma des centaines de fois, et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer. A part bien sûr si Taylor se décidait à me rendre une visite surprise (chose que je souhaitais de toutes mes forces). Mon colocataire n'était pas là, comme d'habitude il fallait le dire, et un meurtrier aurait pu rentrer dans la chambre et me tuer sans que quiconque s'en aperçoive. Je ne pouvais me raccrocher qu'à la veste à l'odeur particulièrement envoutante qui se trouvait dans mon dressing (peut-être avec l'espoir qu'elle parfume tout le reste de mes vêtements ?), ce qui était particulièrement pitoyable. Je me roulais sur mon lit, ruminant en silence. Il y avait des secondes où j'essayais de m'endormir, d'autres où je pensais, d'autres où je rêvais, d'autres où je marchais sans but dans ma chambre. Je passais le plus clair de mon temps à m'ennuyer, et vraiment, c'était déprimant. Si j'avais eu une meilleure amie, je l'aurais surement appelée et nous serions allées faire du .. shopping, mais premièrement, je n'en avais pas, et deuxièmement, le shopping, très peu pour moi. Puis, parce qu'il fallait bien le faire, je me dirigeais vers la salle de bains mon pyjama en main. Prendre une douche, c'était un peu le moment spécial de la journée. Quand j'étais sous l'eau chaude, j'avais le temps de penser clairement, et .. Non. Cela ne me faisait ni chaud ni froid, et j'y restais juste le temps nécessaire. Arrivée dans la petite salle de bain, je fermais la porte sans prendre la peine d'activer le verrou et me déshabillais. Ce que je détestais dans ce genre de pièce, c'était qu'il y avait toujours ce gigantesque miroir que l'on ne pouvait pas éviter. Mais moi je fermais les yeux, et rentrais bien vite dans la cabine. Quelque minutes plus tard j'étais habillé, coiffée, prête à sortir dehors bien que ce ne fut pas mon intention. Je haïssais le week end. Je m'ennuyais horriblement, et je n'avais toujours pas eu le courage d'aller en ville pour trouver la librairie, et m'acheter de nouveaux livres. L'envie de relire cent et cent fois les mêmes ne m'intéressait guère en ce moment, même si ça m'était déjà souvent arrivé pour ceux que j'aimais particulièrement. J'avalais une goulée d'air et me laissais piteusement tomber sur mon lit a nouveau. Je restais dessus, à me morfondre, et surtout à penser ce que Taylor pouvait bien faire en ce moment. Je me trouvais tellement pitoyable à ne pas penser à autre chose, mais son visage d'ange me revenait dans l'esprit tel un ressort. Parfois, j'avais même peur d'oublier les traits de sa figure pendant le laps de temps qui séparait le vendredi du lundi, et ce n'était qu'avec plus d'excitation que je me rendais au café au début de la semaine. Aucune maladie ne m'empêcherait de m'y rendre.

    J'avais au moins trouvé une source de plaisir, admirer Taylor était comme le petit bonheur de la journée et lui parler était l'extase, mais une source de frustration à cause du désir que je contenais comme je pouvais. Je n'étais pas très douée, n'ayant pas vraiment d'expérience, et en plus je n'avais personne à qui en parler. D'un autre côté, je ne savais pas vraiment si quelqu'un de "normal" pouvait comprendre ce que je ressentais à son égard, et même les descriptions d'amour dans les grands livres romantiques ne semblaient pas être appropriés pour mes sensations. Soit c'était moi qui était complètement folle, soit c'était elle qui était doté d'un super pouvoir d'attraction très puissant et irrésistible. Ou les deux. Me relevant rapidement de mon lit, je décidais de faire un petit tour dehors .. Motivé par la mince chance de la croiser. J'étais vêtue comme à mon habitude d'un immense pantalon de pyjama qui avait peine à tenir sur ma taille basse, et d'un vieux t-shirt délavé qui était trois fois trop grand pour moi. Confortable était ma devise. J'enfilais quelque chose de plus portable à l'extérieur, un pull mauve avec un col en V et un de mes jeans, et je fonçais jusqu'à la porte de l'appartement. Je marchais sans vraiment savoir où aller. Parfois, je m'arrêtais pour jeter un œil aux différentes pancartes, voir si un endroit m'intéressait plus qu'un autre, et même la bibliothèque n'avait pas suscité chez moi un grand intérêt. Je devais être malade.

    Mes pas se faisaient de plus en plus lents et réguliers, et j'arrivais presque à ne plus penser à la figure d'ange. Presque, j'ai dit. Très vite, j'arrivais dans une partie de la ville qui ne m'était pas du tout inconnu, j'y venais souvent pour voir si Taylor était là: la faculté et son parc. Machinalement j'y entrais et poussais le petit potail qu'on avait dut oublier de fermer. Je retirais mes baskets et m'avançai dans la pelouse douce en respirant l'air frais autour de moi. Soudain j'eu la sensation d'être observé, je me retournais vivement, elle était là. Comme d'habitude je tentais de prendre l'air le plu shautain possible et prenais place sur un banc en lui lançant un rapide coup d'oeil.

    « Je ne te dit pas bonjour, j'imagine que tu va encore me dire de déguerpir... » soupirais-je bruyamment en baissant la tête vers mes pieds, un sourire amusé au lévres.

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Taylor Dashwood
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MessageSujet: Re: Cruelle routine. - Pv Taylor   Ven 1 Mai - 0:56


    Statique, debout depuis approximativement une demi-heure devant le miroir de la salle de bain de marbre blanc, Taylor avait les yeux plongées dans ce qui reflétait son visage pâle du matin. Ses grands yeux bleus portaient encore le maquillage dégarni qu'elle avait posé la veille, lui donnant l'air d'avoir pleuré une nuit entière. Tenant dans la main gauche ce qui lui restait de cigarette, elle respira inconsciemment la fumée qui lui irrita la gorge. Si le bruit de la grande porte d'entrée ne l'avait pas sortie de ses pensées, elle serait surement restée là toute la journée, à philosopher sur ce qui lui restait à vivre. C'était probablement Cora qui rentrait tardivement d'une nuit que trop blanche, mais Taylor était las de se préoccuper d'où avait passée sa sœur la soirée. Et profondément penchée sur ses propres problèmes, la brune ne fit guère attention à la porte voisine à la sienne qui claqua. En effaçant du revers de la main ce qui lui restait de noir sur les yeux, elle se tortura l'esprit et son masochisme habituel revint la persécuter en la faisant imaginer ce que June avait bien pu faire de sa nuit. Elle se surprit à se demander si les choses ne seraient pas plus faciles pour elles deux si elles décidaient une bonne fois pour toute de mettre un terme à cette histoire malsaine mais la seule idée d'être éloignée de sa présence lui coupait le souffle. Elle repensa alors à ses yeux, infiniment verts, et ses longs cheveux revêtant ses fines épaules quand elle secoua la tête, refusant de s'imprégner d'elle dès le matin. Absorbant son visage d'eau, elle resta penchée au dessus du lavabo un instant, cherchant au plus profond d'elle même pourquoi les choses n'étaient jamais simples dès qu'il s'agissait de Taylor Dashwood. Cet imminent besoin de toujours chercher la complication de chaque situation, de se mettre dans l'excès au lieu de simplement profiter de ce qu'elle possède déjà, et bien sûr cette manipulation au dépend des autres qui la faisait continuellement jouer avec les personnes qu'elle était supposée aimer. Elle aurait bien été chercher Noah pour occuper sa journée qui s'annonçait morose, mais il était surement plus attentionné envers les françaises qui lui courraient après. Elle sourit à cette idée. Jamais elle n'avait et ne serait jalouse des filles qui atteignait Noah car elle savait qu'il était sincèrement la personne sur qui elle pouvait le plus compter avec sa sœur. Plutôt que de passer la journée avec les personnes de qui elle aime être entourée, elle préférait s'accompagner d'amis qui lui étaient similaires à des étrangers.

    Finalement décidée de sortir de cette pièce étouffante, elle s'habilla légèrement, décidée à laisser sa peau profiter du soleil parisien qui s'annonçait cognant. Empoignant son livre de chevet qu'elle engouffra dans son sac, elle partit rejoindre ses amis au parc où ils l'attendraient patiemment. Pleins d'admiration envers elle, elle se sentait obligée ou dans le devoir de les satisfaire de sa présence mais elle ne pouvait s'empêcher de penser que seul son argent les intéressaient. Taylor prit le temps de laisser un mot à Cora qui lui indiquait l'endroit où elle se dirigea, afin de ne pas inquiéter sa sœur qui pourtant, elle savait bien, qu'elle ne s'en intéressait guère.


    Finalement quand on aime ce n'est pas
    de l'aveuglement, c'est du masochisme.

    Michel Polac


    Désabusée par les rires stridents de ses amis, elle ne prenait même plus la peine de paraître intéressée par leurs stupidités et se surprit à penser que la seule sensation digne de ce nom étaient les moments passés avec June. Assis en cercle ils se faisaient passer tour à tour un joint que Taylor avait accepté non sans plaisir. Quitte à être hypocrite, autant l'être jusqu'au bout se dit-elle sans remords. Faisant mine de sourire à l'une des répliques d'un grand costaud qui voulait sans doute avoir toute l'attention sur lui, elle retourna la tête lorsqu'elle vit June et fut, à sa plus grande surprise, ravie de sa présence. Elle semblait préoccupée ou du moins contrariée ce qui ravit d'autant plus l'anglaise. Sans prendre la peine de prévenir ses soi-disant amis de son absence, elle se leva précipitamment pour se diriger vers la brune qui ne l'avait pas encore vue. Lorsqu'enfin, leurs yeux se rencontrèrent, ce fut l'électrochoc dans la poitrine à Taylor qui tenta de masquer un bond. Elle ne put s'empêcher de remarquer la grâce avec laquelle elle s'était assise sur le banc le plus proche ce qui doubla l'envie de l'accoster.

      - Je ne te dit pas bonjour, j'imagine que tu va encore me dire de déguerpir...
      - Tu veux que je te dise bonjour ...? Parce que j'ai milles façon pour te dire bonjour si tu le souhaites...


    Elle s'était postée en face d'elle, accroupie, un sourire amusée dessiné sur ses lèvres, elle jouait ce jeu du chat et de la souris jusqu'à épuisement. Prenant soin de ne se faire remarquer de personne, elle glissa sa main sur la cuisse de June et lui fit intentionnellement un clin d'œil malicieux. Elle prétendait ne se soucier de June que comme un objet mais l’envie de l’enlacer passionnément en contemplant la beauté qui la rendait particulièrement ravissante en ce jour, lui pesait lourdement l’esprit, elle se ravisant tout autant.


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Dernière édition par Taylor Dashwood le Dim 17 Mai - 1:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cruelle routine. - Pv Taylor   Ven 1 Mai - 2:06

    Nos regards se croisèrent et mon corps tout entier fut secoué par un violent frisson. Je me raclais la gorge discrètement, reprenais mes esprits et avalais une goulée d'air inutile. Elle se rapprocha, s'accroupissant devant moi, ce qui me permit d'être encore plus capable de détailler du regard les lignes de son visage si parfait. Étais-je en plein rêve ? Je me rapprocher d'elle avec un regard à moitié arrogant et à moitié admiratif. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser qu'elle était unes des personnes -si ce n'était pas La personne- que je trouvais les plus parfaites. Je restais quelques instants immobiles près d'elle, mesurant tous mes gestes pour ne me retrouver dans la réalité et en pleurer de tristesse et de rage. Le geste qu'elle fit par la suite me fit comprendre que je ne rêvais pas. Ce fut comme une violente brûlure et je dus retenir mon souffle quelque secondes afin de me concentrer. Cela ne devrait pas être permit de déconcentrer ainsi les gens ! Non mais oh c'était pas juste ça ! Mon sourire s'accentua malgré moi lorsque sa voix chantante vient à mes oreilles comme une douce mélodie. Je voulus tenter un geste mais me ravisait péniblement et soutenais son regard. Maintenant la question me hantait, quelles étaient ses intentions, que pensait-elle réellement de moi, quand mentait-elle et quand disait-elle la vérité, bien que je n'avais jamais l'impression qu'elle ne soit pas honnête. Il m'était difficile de croire que les gens pouvaient l'être de toute façon, car cela se heurtait inlassablement à ce que je moi je pensais de la vérité, même si je souhaitais exactement la même que celle qu'on me proposait.

    Finalement je me décidais enfin à lui répondre après avoir un moment cogiter. Je jouais la carte de la provocation et me rapprochais un peu plus d'elle, attrapant une mèche de ses cheveux. « Hum ouais, j'imagine.» soupirais-je avant de réfléchir quelques secondes. Je ne perdais pas de temps, vérifier que personne ne nous regardaient et lui donner un minuscule baiser sur les lèvres - bien que j'eu envie de le prolonger- , me retirant par la suite. « Moi aussi j'ai pleins de possibilités pour te dire bonjour. ». Je lâchais ses cheveux et m'adosser au banc. Pourquoi fallait t-il qu'elle et moi soyons aussi orgueilleuses, nous aurions put filer le parfait amour si seulement nous avions dépassé les "limites" qui nous séparait. Je m'approchais à nouveau et lui glisser une phrase à l'oreille. « Pourquoi est-tu ici ? Je pensais qu'une fille comme toi passer ses week-end chez elle, non dehors. ». Même si ma phrase tombait un peu comme un cheveu dans la soupe, je devais absolument trouver un sujet de discussion potable pour ne pas lui sauter dessus. Plus je me raccrochais à elle plus je ne pouvais plus m'en passer, et je me demandais vraiment quel état pouvait provoquer une telle dépendance. Je ne la connaissais pratiquement pas, même si nous nous fréquentions maintenant régulièrement elle en restait très mystérieuse, et pourtant mes pensées étaient pratiquement toujours tournées vers elle. Peut-être une sorte de sort, ou un autre de ces supers pouvoirs. J'étais le genre de filles monomaniaque à souhait, mais ça ne m'était jamais arrivé à propos d'une personne. Cela me dérangeait, m'intriguait, et me faisait me poser des tonnes de questions. En fait, je ne m'attendais même pas à ce qu'elle me réponde. J'avais juste posé la question par provocation pure et simple bien que je n'ai aucune envie de me disputer avec elle aujourd'hui. J'avais plutôt envie de me coller contre elle et respirer son odeur si enivrante mais bien sûr c'était impossible.

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MessageSujet: Re: Cruelle routine. - Pv Taylor   Dim 17 Mai - 1:07



    [Désolée je passe à la première personne, en fait ça me convient mieux :)]

    Le regard inlassablement accroché à ses lèvres pulpeuses, j'abandonnai l'air grave qui m'accompagnais ces derniers jours et laissait place à un léger sourire sincère et chaleureux, ce qui pourrait paraître surprenant venant de ma part. Rares étaient les fois où nous nous efforcions d'être agréable l'une envers l'autre, sauf quand il s'agissait de coucher ensemble, et je chérissait cet instant avec une attention sans précédent. Même sa remarque qui aurait pu me fâcher ne m'atteignait pas, je lui en avait fait voir de plus belle couleurs, et tête baissée, je ne pus que me murmurer à moi-même un pardon qu'elle ne pouvait entendre. Je me relevais cependant rapidement, il était impensable que moi Taylor Dashwood, pauvre petite bourgeoise se mette à douter de ses actes et à les regretter. Je pouvais entendre derrière moi les rires insupportables des compagnons dont je m'étais servie pour atterrir au parc mais n'y prêtait attention. Plus rien n'existait que le banc, elle, et moi, à ses genoux, à contempler sa beauté parfaite.

    Le vent s'engouffrait dans mes cheveux, créant de longs frissons traversant ma nuque pour mourir sur mes hanches frêles et découvertes par le souffle. J'avais délibérément envie de m'éloigner le plus possible de leurs gloussements ingrats qui trahissait le parfait tableau qui s'offrait à moi. Je me levais doucement, secouant chaque parcelle de mon jean où les feuilles encore fraîchement tombées s'étaient collées et secouais mes cheveux pour les remettre en place. Dans un élan de courage je baissais à nouveau la tête vers elle et lui tendit ma main, avant de volontairement faire l'impasse sur sa remarque pour l'amener à m'apprécier aujourd'hui.

      - Allons marcher. A moins que tu n'aies peur que l'on te croit avec moi uniquement pour mon argent. Ce qui... Est peut-être le cas.


    J'adoptais un nouveau sourire satisfait et la conduisait vers les profondeurs du parc. Je lâchais sa main un instant, toujours inconfortable à l'idée de m'exhibais mais entrelaçais finalement mon bras avec le sien. Ce contact provoqua un frisson indéchiffrable dans mon estomac et me noua la gorge. Ne laissant rien paraître j'avais cependant une irrésistible envie de lui crier tout mon amour, de la porter dans mes bras et l'emener à la première mairie que je trouverai. Lorsque je réalisais à quel point mes pensées étaient stupides, mon esprit avait déjà divagué et je ne prêtais plus attention aux alentours. Je riais légèrement de moi-même, de cette situation maladroite, de mes pensées délirantes et me retournais légèrement pour la regarder à nouveau et constater qu'on avait du m'envoyer un ange. Elle me tuait. Me détruisait intérieurement à petit feu. Aussi lunatique que j'avais pu l'être, mon cœur s'emporta lorsque le vent amena la douce odeur de son parfum à mes narines. Nous avancions sur le chemin relativement peuplé lorsque le la pris soudainement par la main et l'entraîna hors de la route. Je n'avais moi-même aucune idée de ce que je faisais mais, le sourire aux lèvres, la conduisait le plus loin possible des regards interrogateurs que formaient les passants. J'apercevais son regard perplexe lorsque je l'arrêtais près d'un banc abandonné caché par les broussailles. Nombreuses étaient où je m'étais rendue ici pour réfléchir, mais aujourd'hui, c'était différent, elle était là.

    Ma voix se rompa, et dans un murmure, je soufflais douloureusement son prénom. Sans lui laisser une quelconque chance de répondre ou réagir, j'enfouis mon visage entre son cou et mes mains virent se placer contre sa nuque chaude. Le contraste entre la froideur de mes mains et la chaleur de sa peau fit frissonner tout mon être. Mes pensées s'entremêlaient et la douloureuse situation dans laquelle je me trouvais fit naître une larme qui coula entre ma peau et la sienne qui vint mourir à mes lèvre. Je l'essuyais tendrement en déposant un baiser dans son cou et me reculait pour lui faire face. D'une vois rauque et indéniablement poignante, je lui murmurais.

      - Je t'aime...


    Je ne pouvais me permettre de lui laisser le temps de répondre, sinon quoi, j'aurais pu apercevoir dans ses yeux l'once de surprise qui l'aurait habitée. C'était sans nul doute la première fois que mes mots parvenaient à se réunir et former cette phrase sans faire naître en moi un sentiment de mépris envers elle. Ce sentiment qui me hantais à chaque fois que je pensais à ce qu'elle représentait pour moi. Je plaquais donc aussitôt mes lèvres humides contre les siennes. Lui offrant ainsi un baiser passionnément révélateur.

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MessageSujet: Re: Cruelle routine. - Pv Taylor   Dim 17 Mai - 16:49





    Rien de spécial, elle, moi, immobiles, les feuilles tombant à nos pieds. Si le fait de me tenir dans la même salle qu’elle emplissait déjà mon cœur de joie, je n'étais plus à même de décrire l'intensité des sensations qui me parcouraient le corps et l'esprit lorsque nous étions que toutes les deux – ou presque – et que je pouvais m'adonner à la contemplation de ses yeux magnifique. Cependant je fronçais un peu les sourcils lorsque je la vit me sourire. Me sourire ?! Je rêvais, en plus de cela elle avait l’air sincère et chaleureuse ce qui était surprenant de sa part. C’était étrange, avait telle décidé de m’apprécier ? J’haussais les épaules, toujours aussi perplexe. Les émotions et les sensations se bousculaient en moi, exacerbées, alors que je pouvais presque palper l'électricité de l’endroit, créant en moi un raz de marée incontrôlable qui m’aurait normalement faite fuir. Normalement, mais cette fois là je restais là silencieuse et immobile la regardant elle et sa beauté naturelle qui devais sûrement faire des jalouses. Les rayons du soleil qui éclairé son visage d’ange ne faisait que la rendre plus belle et a cause de cette forte lumière ses cheveux avait pris une teinte brune très claire virant au châtains. Je voulus la toucher, ne serait ce qu’effleurer la peau de sa joue, mais je ne le fis pas bien qu’en ce moment même cela soit mon rêve ; la toucher. Comme pour vérifié qu’elle était bien là et que je ne rêvais pas. Je ne parvenais pas à ordonner mes pensées de façon cohérente, elles ressemblaient beaucoup à celles là: chaotiques, sous forme d'impulsions et ressenties par le biais d'un étroit réseau de sensations tissé très serré, comme une toile ou un filet ne désirant que se renfermer sur moi. Pourtant, pourtant, je me sentais parfaitement bien... Je ressentais une sorte de tranquille euphorie, ne désirait que rester ici, en présence de mon ange, de celle qui me faisait souffrir. Etais-je masochiste pour rester là ici avec elle ? Ou folle peut t’être ? Ou bien même les deux. Elle ne releva pas à ma remarque, comme si ça lui était complètement passé au dessus de la tête ! Non mais que-ce-qu'il lui arrivait aujourd’hui ? Elle était vraiment très étrange, de plus en plus étrange. Ou alors, elle faisait cela pour me donner de faux espoirs, ce qui ne m’étonnerait pas d’elle. Quand elle se releva je me sentis mourir, pensant qu’elle aller partir et me laisser seule mais heureusement elle resta là, me tendant sa main. Je la prenais bien sûr et la serrer même, se serait pour moi un moyen de la retenir s’il lui prenait l’envie de partir en courant – bien que maintenant je doute qu’elle le fasse -.

    - Allons marcher. A moins que tu n'aies peur que l'on te croit avec moi uniquement pour mon argent.

    Je ne relevais pas, tout comme elle l’avait fait pour moi tantôt. Je ne comprenais toujours pas où elle voulait en venir mais tanpis, je tenais au moins sa main, c’était le plus important. Je la laissais me guider à travers le parc lorsqu’elle lâcha ma main, à nouveau un vent de panique souffla en moi mais il fut vite chasser par un frisson lorsque son bras entrelaça le mien. Nous avancions tranquillement, je tentais de faire abstraction des regards que l’on pouvait nous lancé mais je me sentis vite gêner, elle dut le comprendre ou l’être pareil que moi puisque elle m’emmena loin du chemin sur lequel les gens marchaient habituellement. Elle s’arrêta soudain, me faisant face. J’eu un haut le cœur et une bouffée de chaleur envahit tout mon être, je me demandais qu’elle surprise elle pouvait encore me réserver. Elle prononça mon nom et vient contre moi, enfouissant son visage dans le creux de mon cou et m’empêchant de répondre. Ce contact si proche me fit frémir, j’avais tant rêvé de ce moment, ce moment où j’aurais l’occasion de la serrer contre moi. La surprise était tellement grande, cela me figea au sol comme si mes pieds y était cloué. Je ne fus capable que d’une chose, la serrer contre moi, les yeux humides de larmes que je retenais. Et là, enfin elle prononça cette phrase, si petite mais si magique. Mon sang ne fit qu’un tour, discrètement je pinçais la peau de mon bras pour voir si je rêvais où su c’était bien réel. J’étais certes très surprise mais aussi soulagé, c’était comme une délivrance, je n’avais plus a me retenir à présent. J’aurais voulut lui dire quelque chose, enfaîte j’aurais voulut lui répondre la même chose mais ses lèvres se plaquèrent contre les miennes, m’empêchant ainsi de prononcer n mot, de toute façon j’en aurais était incapable même si elle ne m’avait pas embrassé. Son baiser me secoua et une fine larme apparut sur ma joue. L’émotion était trop forte pour que je puisse retenir mes sentiments et ainsi je laissais libre court à mes larmes, la serrant contre moi en même temps. Je ressentais tellement de chose en même temps, mes pensées elles ne cessaient de se percuter et j’en avais mal à la tête. Je fermais les yeux me laissant aller, puis je remontais une de mes mains sur sa joue. Reprenant mon souffle je reculais à contre cœur mon visage du sien et coller mon front contre le sien. D’une main tremblante j’attrapais une des siennes et l’amener a mon cœur, une façon de lui faire comprendre que moi aussi je l’aimais, bien plus que tout au monde. J’en profitais pour entrelacer mes doigts avec les siens tandis que je rouvrais les yeux pour la regarder.

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